
Trois éclats verticaux se dressent au centre de la toile, comme les vestiges d’une stèle ancienne. Le fond, rosé et poudré, se voile de kaki, presque transparent, telle une brume minérale où affleurent la rhodochrosite et la thulite, pigments rares venus d’Italie, et la laque de garance, rouge profond tiré de la racine.
Le geste central évoque le fragment : une forme sculpturale, presque architecturale, qui porte en elle la mémoire du minéral. De l’ivoire pâle de la thulite au rose tendre de la rhodochrosite, jusqu’au rouge sourd de la garance, les trois bandes racontent une même matière traversée par la lumière striée, patinée, comme polie par le temps.
Vienna, telle une strate. Une pierre qui se souvient d’avoir été montagne.














