
Une toile qui se révèle avec la lumière. Par strates, par voiles, par respirations successives.
La lumière y circule comme dans la roche … captive puis libérée, selon l’angle du regard. Les pigments naturels, sodalite, lapis-lazuli, épidote, vivianite, se répondent en sourdine, tandis que le mica et la pyrite ponctuent la surface d’éclats furtifs, presque minéraux dans leur exactitude. Le jaune, lui, ne s’impose jamais : il affleure, comme une veine d’or sous la pierre.
Olympe est changeante, elle se déplace avec la lumière du jour, avec l’humeur de qui la regarde. Mystérieuse, elle ne révèle pas tout à la première approche. Elle demande le temps du minéral : celui de la sédimentation, de la lente cristallisation du sens.
Une toile-paysage, une toile-strate. Un sommet que l’on n’atteint qu’en s’y perdant un peu.















